Revue Margot la Rouge / Le Villi – Les raretés Puccini et Delius créent une double facture avec des problèmes de papa

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EMême selon les normes d’Opera Holland Park, qui aime servir au moins une œuvre inconnue chaque année, ce double projet de loi est une chose obscure. Les fans de Puccini ont peut-être entendu parler de son premier opéra, Le Villi, mais il est peu probable qu’ils l’aient vu mis en scène. Margot la Rouge de Delius est un opéra que même son compositeur n’a jamais entendu.

Dans les mises en scène de Martin Lloyd-Evans, chacune commence par le même tableau – un père et sa fille assis ensemble, avant que la fille ne franchisse la porte. Tout lien entre les deux opéras est ténu, mais peut-être que les deux sont des récits édifiants : regardez ce qui se passe, les filles, si vous quittez les bras de votre papa ! Les deux éventualités possibles – prostitution ; la mort d’un cœur brisé – sont couvertes, Lloyd-Evans racontant les histoires sans détour dans un décor de takis qui se concentre sur une cabine qui tourne en rond sur une tournure légèrement surutilisée : quelques affiches et chaises en font le bar de Margot ; quelques fleurs et c’est le jardin d’Anna au Villi.

Un peu schlocky, très flippant… Anne Sophie Duprels en Anna et Peter Auty en Roberto dans Le Villi de Puccini. Photographie : Ali Wright

Parfois, Margot la Rouge sonne comme une pièce orchestrale avec des voix facultatives, mais c’est la faute de Delius plutôt que de Francesco Cilluffo, qui dirige la City of London Sinfonia avec exubérance mais sensibilité. Delius s’est inspiré pour une musique musclée de ce texte en français, une courte histoire sanglante d’une prostituée parisienne dont l’amoureux d’enfance perdu entre dans son bar. C’est le genre de chose vers laquelle Puccini finirait par être attiré; en effet, il y a une touche de La Bohème dans les rythmes souples et insouciants lorsque le bar s’anime tôt. Et il y a de l’agitation: l’énorme distribution de soutien est solide, plusieurs sortant du chœur. Dans le rôle-titre, Anne Sophie Duprels semble à la fois mondaine et mystérieuse. Samuel Sakker chante Thibault perdu depuis longtemps dans un ténor costaud mais est surpassé par l’artiste voyou résonnant de Paul Carey Jones; Sarah Minns semble brillante et pointue comme Lili, dont la jalousie fait couler le sang.

Duprels tient également le rôle principal dans Le Villi, une pièce gothique enivrante basée sur la même histoire de vengeance fantomatique que le ballet Giselle. Cette fois, c’est elle qui a été abandonnée par l’infidèle Roberto de Peter Auty. Encore une fois, son chant est magnifiquement détaillé mais avec les parties les plus douces des phrases susceptibles de disparaître derrière l’orchestre. Stephen Gadd chante avec autorité en tant que son père, livrant non pas une mais deux narrations mélodramatiques. Lloyd-Evans nous donne des ombres et des tombes ouvertes et des femmes voilées sorcières qui dansent avec des costumes noirs vides qui surgissent de nulle part. C’est un peu schlocky, très effrayant et très divertissant.

En représentation jusqu’au 6 août à Opera Holland Park, Londres.

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